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11 avril 2023, 20h
15$ régulier/10$ étudiants et aînés (argent comptant seulement)
concert

Interstices

@ Chapelle Saint-Louis, 4230 Drolet, Montréal

Un programme double avec la violoncelliste et compositrice montréalaise Émilie Girard-Charest et la violoniste écossaise Emma Lloyd !

Emma est une interprète, improvisatrice, compositrice et artiste internationale. Elle se produit en tant que soliste et en petits ensembles, travaillant souvent avec de l'électronique en direct et collaborant régulièrement avec des compositeurs.

En tant qu'improvisatrice, les performances d'Emma ont tendance à être calmes et intimes par nature, Elle explore les qualités timbrales innées du violon et découvre certains des sons souvent cachés que l'on peut trouver avec son violon. Elle explore les qualités timbrales innées du violon et découvre certains des sons souvent cachés que l'on peut trouver grâce à sa combinaison unique de techniques et d'outils.

1ere partie : Emma Jane Lloyd

https://emmajanelloyd.com/

 

Cat Lamb - Open-scape

Open-scape pour violon solo combine le violon désaccordé et la voix humaine, explorant les magnifiques interactions timbrales et les micro-gestes qui se produisent dans le son tenu.

 

Kaija Saariaho - Nocturne

Nocturne a été écrite en 1994 à la mémoire du compositeur polonais Witold Lutoslawski. La pièce est une exploration des idées ayant donné naissance au concerto de violon de Kaija Saariaho, Graal Théâtre, créé à Londres en 1995 lors des Promenade Concerts de la BBC par Gidon Kremer. Nocturne a été créée par John Storgårds le 16 février 1994 à Helsinki. (source : https://saariaho.org/works/nocturne/)


Emma Jane Lloyd - Caprices Esquisses

pour maman et papa

Quatre artefacts, trois chorals et trois murmures, sans ordre particulier. Principalement écrites lors d’une période de réflexion, ces pièces sont des explorations du violon et de ma relation avec cet instrument. Elles sont à la fois des défis que je me suis lancés et une célébration de la polyvalence de l’instrument.

Certains de ces sons se situent à la limite de ce que l’instrument peut produire. Pour moi, les subharmoniques, harmoniques d’archet, loups (« wolf tones ») et autre « phénomènes indésirables » font partie du monde timbral très riche de cet instrument et ces pièces adoptent ces sons, qu’ils fonctionnent ou non. Il ne faut pas en avoir peur : ceci n’est pas un test ; c’est une exploration.

 

Émilie Girard-Charest - Mue

Le mot « mue » a plusieurs significations. Il peut référer au changement de registre de la voix d’un adolescent, mais il peut également désigner le moment où un serpent perd sa peau pour laisser place à la nouvelle. Globalement, il est toujours question d’un processus de transformation, et toutes ses instabilités et fragilités sous-jacentes.

Dans Mue, je me suis intéressée spécifiquement aux aspérités, aux délicats interstices qui s’ouvrent lorsque l’on évolue en territoire nouveau. La pièce est un trajet d’exploration des espaces liminaux de l’instrument par l’utilisation du registre extrême aigu de l’instrument et de timbres complexes. Travailler avec de tels matériaux implique un haut degré de risque et exige de l’interprète une grande capacité d’adaptation. Bien que la partition soit totalement notée, ce qui fait l’œuvre est ce qui se déploie au moment de la performance, ce qui émerge et la façon dont cela est accueilli afin d’embrasser l’instabilité.

 

2e partie : Émilie Girard-Charest

www.emiliegirardcharest.com

Émilie Girard-Charest - Sillons

« À la radio, Wajdi Mouawad raconte la légende d’un oiseau amphibie qui tourne au-dessus d’un lac. Fasciné par les poissons, l’oiseau plonge, il devrait se noyer mais il échappe à la mort, car son désir de l’autre, son empathie curieuse, est plus forte que les lois qui veulent que les oiseaux vivent dans l’air et les poissons dans l’eau. »

Valérie Manteau, Le sillon